mercredi, juillet 26, 2006

Champs de Mars: Mot de la fin

Merci d’avoir répondu présent, encore une fois, pour dénoncer la violence et l’absurdité de la guerre infligée à notre pays.

Jour après jour nous avons voulu que ce rassemblement tombe à l’eau, qu’il soit annulé, parce que le cessez-le-feu l’aurait devancé.
Malheureusement, nous sommes ici. Devant l’indifférence des puissances mondiales, qui, au mieux, condamnent les agressions dont notre pays est victime, et, au pire, trouve des moyens pour les justifier.

Comment justifie-t-on le massacre d’enfants qui ne sont même pas en âge de marcher ?
Comment justifie-t-on le bombardement d’ambulances, de casernes de pompiers, d’usines de produits laitiers ?
Comment justifie-t-on la destruction de toute une infrastructure, la destruction d’un pays qui se bat tous les jours pour se relever de ses décombres et redevenir un modèle de démocratie, de liberté, de tolérance … de vie, tout simplement ?

Nous l’avons déjà dit, mais nous ne le disons pas assez.
Notre peuple se meurt.
Il n’a plus les moyens d’attendre les négociations.

L’heure n’est pas aux lamentations.
Nous ne pouvons pas laisser faire et devenir orphelins du Liban.
Nous ne pouvons qu’agir, nous révolter, frapper à toutes les portes pour que les gens se réveillent et réagissent.
Pour qu’ils nous aident à faire cesser cette folie meurtrière.

Nous ne nous tairons pas. Nous le devons au Liban, à nos familles, à nos amis.
Tant qu’il nous reste un souffle, nous continuerons de nous retrouver pour le dire :
Cessez le feu,
le Liban veut vivre
le Liban doit vivre