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mardi, octobre 17, 2006

Dossier de Presse:

Communiqué de presse

Paris, le 16 octobre 2006

« Israël : politique de la force ou force de la politique ? »

Au regard de la dernière offensive israélienne au Liban, le Collectif de Citoyens libanais et Amis du Liban* organise, ce soir, sa première rencontre-débat autour du thème « Israël : politique de la force ou force de la politique ? ».

Seront réunis à l’occasion de cette rencontre :
Sylvain Cypel, journaliste au Monde
Michel Eddé, Président de la Ligue Maronite, Président de L'Orient - Le Jour (quotidien francophone libanais) et ancien Ministre libanais
Hind Khoury, Déléguée Générale de Palestine en France
Barah Mikaïl, chercheur à l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

Le débat sera animé par Dominique Vidal, historien et journaliste au Monde Diplomatique.

A travers un débat ouvert, les intervenants tenteront d’apporter une ébauche de réponse à 2 questions de fond, notamment :
§ Quelles sont les perspectives de sortie de la logique militaire et les conditions nécessaires pour amener Israël vers un règlement politique juste et durable des conflits ?
§ Quel avenir se dessine dans la région dans les années à venir et quelle forme de coexistence et d’entente pourrait-on y espérer ?
Prévu à cette rencontre, Azmi Bishara, Député israélien à la Knesset, a dû annuler son déplacement à Paris et sa participation au débat en raison d’un empêchement majeur de dernière minute


* Né pendant la dernière guerre infligée au Liban le 12 juillet dernier, le Collectif de Citoyens libanais et Amis du Liban, s’est d’abord illustré par des rassemblements pacifiques et fédérateurs à Paris, réunissant des Libanais de tous bords. Il s’est, depuis, constitué en Association Loi 1901, avec pour objectif de défendre et de promouvoir le Liban au-delà des communautés et des partis politiques.



« Israël : politique de la force ou force de la politique ? »


NOTICES BIOGRAPHIQUES DES INTERVENANTS

Sylvain CYPEL

Journaliste au monde, Sylvain Cypel a effectué de nombreux reportages sur le conflit israélo-palestinien. Il est l’auteur de l’ouvrage « Les emmurés : la société israélienne dans l’impasse » (Editions La Découverte, 2005).


Michel Eddé

Avocat inscrit au Barreau de Beyrouth depuis 1948, Michel Eddé a été à différentes reprises ministre libanais :
En 1966 Ministre des Télécommunications, Ministre de l’Information
En 1980, Ministre de l’information
En 1992, Ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur
En 1995, Ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur
En 1996, Ministre d’Etat chargé des PME
Il est aujourd’hui, Président de la Ligue maronite au Liban, Président de la Fondation maronite dans le monde, Président des Restaurants du Cœur au Liban, Président du quotidien francophone libanais L’Orient - Le Jour, Vice Président de la Fondation du Patrimoine libanais, Vice-Président de la Fondation El-Qods



Hind KHOURY

Déléguée générale de Palestine en France depuis avril 2006, Hind Khoury a, notamment, été :
Ministre d’Etat chargé du Dossier de Jérusalem auprès de l’Autorité Nationale Palestinienne (mars 2005 - mars 2006)
Conseillère de programme à NORAD, Bureau de Représentation Norvégien auprès de l’Autorité Nationale Palestinienne Sep. 2002- fév. 2005
Consultante auprès du projet financé par l’Union Européenne Multi Sector Review of East Jerusalem : études des besoins au développement et recommandations pour les secteurs économiques et financiers de Jérusalem
Consultante à EMED Delta Project, cofinancé par le Centre de Protection culturelle de Bethléhem et le Ministère de la Culture (2001-2002).

Barah MIKAÏL

Barah Mikaïl est chercheur sur le Moyen-Orient et la géopolitique de l’eau à l’Institut de Relations internationales et Stratégiques (IRIS). Il enseigne également la géopolitique et l’économie à l’université Paris-VIII. Il vient de publier La politique américaine au Moyen-Orient (Dalloz, 2006).
Il est également l’auteur de nombreux articles, dont :
Le bâton sans la carotte : une nouvelle politique américaine au Moyen-Orient ?, Revue internationale et stratégique, n° 59, IRIS/Dalloz
L’intégrisme juif et la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés, Revue internationale et stratégique, n° 57, IRIS/Dalloz
Du Wait and see à l’anticipation rhétorique : la redéfinition forcée de la stratégie politique syrienne, Revue internationale et stratégique, n° 51, IRIS/Dalloz

Dominique Vidal

Journaliste et historien, Dominique Vidal est spécialiste du Proche Orient. Depuis 1995, il fait parti de la rédaction permanente du Monde Diplomatique et coordonne ses éditions étrangères.
Parmi ses publications :
L'0pinion, ça se travaille: les médias & les guerres justes: Kosovo, Afghanistan, Irak
(Agone, avec Serge Halimi et Henri Maler) Les Banlieues, le Proche-Orient et nous
(L'Atelier, avec Leila Shahid, Michel Warschawski et Isabelle Avran) Les 100 clés du Proche-Orient
(Hachette, avec Alain Gresh) Le Mal-être arabe. Enfants de la colonisation(Agone, avec Karim Bourtel) Le Mal-être juif
(Agone)

« Israël : politique de la force ou force de la politique ? »



INTERVENTIONS : QUELQUES ELEMENTS


Sylvain CYPEL, journaliste au Monde
- Pourquoi Israël a fait la guerre, sans aucunement chercher à négocier, et pourquoi de cette façon (l'impact de l'intifada et de la guerre en Irak dans l'évolution de l'armée et le regard politique porté sur l'environnement).
- Pourquoi Israël a échoué: ses ambitions - "rétablir notre capacité de dissuasion", "éradiquer le Hezbollah", "modifier la carte politique du Liban" - étaient irréalistes. Cet irréalisme provenait de l'évolution de sa pensée politique (l'idée de l'"unilatéralisme") et du nouveau rapport à l'environnement.
- Pourquoi il y a très peu de bilan en Israël aujourd'hui de l'échec de la politique de la force, et comment un bilan existe dans les soubassements de la société civile, plus important qu'il n'apparaît publiquement.
Michel Eddé, Président de la Ligue maronite, ancien ministre libanais
- La violence et la force sont à la base de la politique israélienne depuis 1948 : expulsions, massacres, occupations, agressions.
- Toutes les tentatives de paix israélo-arabes ont échoué, car rejetées par Israël malgré l’acceptation des pays arabes, y compris la Syrie, du principe de la paix contre la terre, la résolution 242 et la reconnaissance d’Israël.
- Les raisons de cet échec sont liés à la crainte et à la peur omniprésentes en Israël, notamment concernant l’équilibre démographique entre Juifs et Arabes. Mais aussi dans la militarisation de la société israélienne (éducation, service militaire, entrainements obligatoires de 15 à 49 ans)
- Les Américains juifs, les Européens juifs ont un rôle moteur dans la recherche de perspectives de sortie de la logique de guerre. Eux seuls peuvent amener Israël vers une solution juste et globale de ses différends avec ses voisins.





Hind KHOURY, Déléguée générale de Palestine en France

Lundi 16 octobre, Hind Khoury, Déléguée générale de la Palestine en France, s’exprimera sur le sujet suivant : « Israël : force de la politique ou politique de la force ?». Cette rencontre, organisée par le Collectif de Citoyens libanais et Amis du Liban, aura lieu au centre des Cordeliers, rue de l’Ecole de Médecine, à 19h30.
Cette intervention a pour dessein d’établir un parallèle entre l’intervention militaire israélienne au Liban cet été, et la politique agressive que cette même armée continue de mener dans les Territoires. Hind Khoury dénoncera la politique israélienne comme « une logique martiale qui ne repose que sur sa force militaire ». La Déléguée générale insistera sur le non sens des agissements unilatéraux des Israéliens dont les agressions meurtrissent au quotidien le peuple palestinien et scandalisent la Communauté internationale. Après des décennies de politiques militaires aveugles, les Israéliens n’ont rien obtenu et pourtant continuent dans le même sens.
Madame Khoury réclame une intervention militaire internationale afin de préserver l’intégrité de son peuple, mais également de donner une chance au Président Abou Mazen qui n’a pour seul souci que l’unité nationale et les discussion bilatérales en vue de créer des conditions de paix dans la région.


Barah Mikaïl, chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)

Faut-il lire dans les douloureux événements de l’été 2006 une nouvelle tentative d’instauration d’une pax americana régionale ? Israël, le Hezbollah, mais aussi le gouvernement libanais ont en tous cas semblé être, le long de cette période, en symbiose avec des acteurs et/ou des intérêts qui dépassaient de loin un cadre exclusivement national. D’où la nécessité d’opérer une forme d’état des lieux de la scène proche-orientale contemporaine, à la lumière de trois questions-clé, à savoir :
- Cette guerre libano-israélienne était-elle une fatalité ?
- Est-il juste d’y déceler un bras de fer indirect entre les Etats-Unis et l’Iran ?
- Quant à une paix israélo-arabe durable, est-elle encore possible ? Et si oui, à quelles conditions ?




Soutenir le Liban à Paris
Art & Culture

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mercredi, septembre 27, 2006

Le Collectif de Citoyens libanais et Amis du Liban
réuni autour du slogan "Pour que le Liban vive"

a le plaisir de vous convier à la rencontre-débat :

Israël : politique de la force ou force de la politique ?

Lundi 16 octobre 2006 à 19 h 30
Centre des Cordeliers - 15 rue de l'Ecole de Médecine - Paris VI
Métro : Odéon

La Rencontre sera précédée d’un pot de bienvenue à 18h30

Intervenants
§ Azmi Bchara, Député à la Knesset
§ Sylvain Cypel, Journaliste au Monde
§ Michel Eddé, Président de l'Orient-Le-Jour et de la Ligue Maronite, Ancien Ministre libanais
§ Hind Khoury, Déléguée Générale de Palestine en France
§ Barah Mikaïl, Chercheur à l'IRIS

Débat animé par Dominique Vidal, historien et journaliste au Monde

Entrée Libre
Réponse souhaitée à pourquelelibanvive@hotmail.com
Merci de préciser votre nom, prénom et choix:
£ Sera présent au pot de bienvenue de 18h30
£ Assistera à la rencontre

samedi, septembre 02, 2006

Forum Nouvel observateur

Thème: La situation au Proche-Orient
avec des membres du collectif

http://forum.nouvelobs.com/archives/forum_701.html

samedi, août 19, 2006

Die-In à Paris Jeudi 17 Août

POUR PLUS DE PHOTOS ET INFORMATIONS: www.dieinparis.canalblog.com


Pont des Arts

dimanche, août 13, 2006

Lettre ouverte publiée dans les principaux quotidiens français , le 8 Août

Combattre la logique de guerre au Liban

Israël menace d’amplifier son agression au Liban qui atteindra de nouveaux sommets de violence stérile et aveugle contre tout un peuple. Il est du devoir de la communauté internationale de mettre un frein immédiat à cette entreprise criminelle.

En réponse à son incapacité à déraciner une résistance acharnée, l’armée israélienne a déclanché une punition collective contre le peuple libanais. Est-il besoin de rappeler les faits ? Un million de déplacés dans des conditions inhumaines, une majorité de femmes et d’enfants parmi les victimes, des abris et autres milliers d’habitations écrasés sans discernement sous des bombes monstrueuses, des destructions méthodiques de réserves d’eau et d’essence, de centrales électriques, relais de télécommunications, ports et aéroports, usines et exploitations agricoles, ponts et routes incluant, scandale ultime, lesdits « corridors humanitaires ».


L’histoire des guérillas nous enseigne qu’Israël n’est pas en mesure d’atteindre ses objectifs militaires initiaux. Il a un choix immédiat à faire entre une solution politique et l’intensification de son engagement militaire dont les résultats sont tristement prévisibles : une écrasante majorité de victimes civiles, une résistance libanaise intacte et l’alimentation de la spirale de haine et de violence qui secoue toute la région.


Sans forte pression externe, les dirigeants israéliens n’auront pas le courage de suspendre l’action militaire en faveur de la solution politique. L’administration américaine aveuglée par son propre combat contre le terrorisme réel ou imaginaire ne jouera pas le rôle stabilisateur espéré.


Dans l’intérêt de tous, il est donc grand temps que les peuples et pays amis du Liban exigent d’une seule voix l’arrêt net de cette folie militaire. Nous, Libanais du monde et amis du Liban leur demandons de toutes nos forces leur soutien actif pour un règlement incluant L’ARRET immediat DE L’AGRESSION de l’armee ISRAELIENNE et son retrait sans delais du territoire libanais.


Collectif de citoyens libanais et amis du Liban

Rassemblement pacifique mardi 8 Août, à 19h00
Place de la Bastille, à Paris 11ème
http://www.pourquelelibanvive.blogspot.com

Lettre ouverte publiée dans les principaux quotidiens Français , le 25 juillet

Pour que le Liban vive

Le Liban subit une agression d’une violence inégalée dont la conséquence aujourd’hui est une catastrophe humanitaire sans précédent et, demain, la certitude d’une grave crise économique et sociale et un risque d’effondrement du modèle démocratique libanais.

Que personne ne s’y trompe. Il ne s’agit pas d’une action militaire israélienne de plus sur fond de tensions tristement classiques pour la région. Nous assistons à un cauchemar qui risque de briser pour toujours ce Liban que nous aimons tant.

Il est de notre devoir de nous concentrer avec acharnement sur les valeurs humaines et démocratiques qui nous unissent pour renforcer notre message et notre action. Nous devons nous agripper à ces principes rassembleurs contre vents et marées et rejeter net les arguments qui les trahissent et les vieux démons de la division.

Nous, libanais du monde et amis du Liban, nous nous retrouvons autour des principes suivants :

1. Nous nous révoltons sans hésitation et sans nuances face à la destruction systématique du pays et au malheur de ses habitants, en particulier dans le Sud. Nous refusons les arguments de « guerre propre » et « d’armée morale » qui procèdent d’une désinformation indigne.

2. Nous rejetons en bloc les arguments géopolitiques ou sécuritaires mis en avant pour justifier l’agression israélienne au Liban. Nous sommes horrifiés par le cynisme affiché du monde diplomatique qui donne du temps à Israël pour « finir le travail ».

3. Nous exigeons d’une seule voix un cessez-le-feu immédiat et participerons à toute action qui ira dans ce sens.

4. Le modèle démocratique libanais basé sur l’entente et l’équilibre entre communautés est une fierté et une richesse. Nous croyons profondément en sa valeur de modèle et de message pour le Moyen-Orient et pour le monde. Nous croyons en son exemplarité par rapport à tous les modèles monolithiques de la région fondés sur la domination d'une fraction et l’exclusion des autres citoyens. Nous remercions les responsables religieux et politiques libanais de tous horizons qui depuis le début de la crise rejettent les logiques de division et mettent l’accent sur la défense de la patrie et l’union autour du pacte national. Nous les supplions de maintenir cette ligne à tout prix.

5. Nous plaçons la sauvegarde de la nation libanaise avant tout. Une fois leur nation à l’abri, les libanais saisiront comme une chance et une richesse la possibilité de vivre pleinement leur diversité communautaire et politique.

Soutenons de tout cœur par notre présence l’initiative « Pour Que Le Liban Vive » comme nous devrons soutenir toute initiative de rassemblement pour la sauvegarde de la nation libanaise. Il ne s’agit ni de politique, ni d’intérêt. Il s’agit simplement de survie. Dépensons-nous sans compter et sans calculer pour sauver au sein d’une union sacrée le Liban d’aujourd’hui et de demain.


Collectif de citoyens libanais et amis du Liban

Rassemblement pacifique mardi 25 Juillet, à 19h30
Mur de la Paix, au Champ de Mars, place Joffre, à Paris 7ème.
http://www.pourquelelibanvive.blogspot.com

jeudi, août 10, 2006

Bastille: Textes du rassemblement

Resolutions ONU
Nous exigeons,nous denoncons, nous appelons
Lettre des ONG
Lettre aux medias
Communique de Presse

Bastille: Communiqué de Presse

Paris le 9 Aout 2006

3 000 personnes réunies au

« Rassemblement pacifique pour un Cessez le feu immédiat au Liban »

Organisé le 8 Août soir, le rassemblement pacifique appelant à un « Cessez le feu immédiat au Liban» a mobilisé plus de 3000 Libanais, Français et amis du Liban.

Initiée par un « Collectif de citoyens libanais et amis du Liban », cette rencontre était un appel en commun du collectif, de l’ensemble des partis politiques libanais en France et des représentants de plusieurs associations non gouvernementales pour demander l’arrêt immédiat de l’agression Israélienne et soutenir la position du gouvernement Libanais. Les intervenants ont surtout insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu immédiat et la condamnation ferme de l’agression Israélienne.

Les revendications communes ont exigé :

·La condamnation et l'arrêt immédiat de l’offensive Israélienne avant toute négociation
·Le respect par Israël de la souveraineté du Liban
·Une résolution des Nations Unies appelant des compensations financières immédiates versées par l’Etat d’Israël au Liban, sans aucun chantage politique
·La poursuite Juridique de l’Etat d’Israël pour crimes de guerre afin de mettre fin à l’impunité
·Une couverture médiatique internationale plus responsable capable ainsi de pallier le vide politique et diplomatique

De nombreux médias et journalistes Français, Libanais et Internationaux ont couvert le rassemblement.

Les discours seront disponibles sur http://www.pourquelelibanvive.blogspot.com/

Bastille: Lettre aux médias

Mot publié dans le courrier des lecteurs (Libération du 5/6 Août)

« Je suis franco-libanaise vivant à Paris. Je suis comme des millions de Libanais, déchirée à la vue de mon pays à feu et à sang. Je ne suis ni fervente de l’intégrisme ni fervente de la violence armée, et je tenais à vous écrire ces quelques mots en espérant qu’ils paraitront dans l’espace qui vous semblera le plus juste.
Lorsque vous dites « la guerre d’Israël contre le Hezbollah », nous comprenons « la guerre d’Israël contre le Liban ». Lorsque vous dites « le droit d’Israël de se défendre », nous comprenons le « droit d’Israël de nous détruire ». Lorsque vous dites des « incursions israélienne », nous comprenons « l’occupation israélienne ». Quand vous dite « la destruction du Liban Sud », nous constatons « l’anéantissement du Liban entier ». Lorsque vous dites « des infrastructure du Hezbollah détruites », nous voyons étrangement notre pays en ruine. Lorsque vous dites « les chiites libanais », nous entendons « les libanais, chiites, sunnites, druzes et chrétiens ». Lorsque vous dites « 900 civils tués », nous représentons une nation entière en deuil. Lorsque vous décidez de tourner la page sur notre actualité, nous nous continuons à subir cette double violence : celle des armes et celle de l’absence de mots justes. Et, pendant que les Conventions de Genève sont oubliées, pendant que les membre de l’ONU sont en pourparlers, c’est encore une fois le Liban qui est sacrifié.

Bastille: Extrait de la Lettre des ONG

Beyrouth, le 2 août 2006



A l’attention des pays membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Objet
Lettre du Comité des Organisations de la société civile libanaise « Pour la liberté et la vie »



Nous, Comité des Organisations de la société civile libanaise, vous écrivons cette lettre à l’occasion de la prochaine réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies concernant la guerre israélienne au Liban depuis le 12 juillet 2006 ; et nous espérons que vous transmettrez ce message à vos gouvernements ainsi qu’aux représentants du Conseil de Sécurité.

Israël détruit le Liban et sa viabilité économique que le pays s’est efforcé de reconstruire durant les 16 dernières années. A ce jour, le nombre de victimes civiles libanaises touchées par la guerre d’Israël sur le Liban s’élève à
- 828 martyrs : 45% d’entre eux sont des enfants,
- 3300 blessés,
- et plus de 25% de la population a été déplacée.
Une des fonctions premières du Conseil de Sécurité des Nations Unies est de « Maintenir la paix et la sécurité » (Article 1 de la charte des NU), un objectif pouvant être atteint par la décision d’un Cessez-le-feu inconditionnel au Liban.

Nous, en tant que Comité des Organisations de la société civile, pensons que l’échec du Conseil de Sécurité, à prendre une décision pour un cessez le feu, dès les premiers jours de l’agression israélienne a conduit aux massacres israéliens sur le Liban ; dont le massacre de Cana qui n’est pas le premier et ne sera pas le dernier, si vous, pays membres du Conseil de Sécurité, ne faites pas face à vos obligations et à vos responsabilités.


En conséquence, tout délai de votre part dans la prise de décision immédiate d’un cessez le feu inconditionnel contredit les principes mêmes des Nations Unies pour le maintien de la paix dans le monde. En visant des enfants et des civils au Liban, Israël viole les Conventions de Genève et les lois humanitaires internationales qui protègent les civils en temps de guerre.

Si le Conseil de Sécurité, la plus haute instance internationale, est incapable de mettre fin à l’agression israélienne sur les civils et les infrastructures du Liban, qui le pourra ?

Le Comité des Organisations de la société civile libanaise insiste sur le fait que les décisions relevant des affaires internes et de la souveraineté du Liban doivent être laissées aux mains du gouvernement libanais. Et nous pensons que le Conseil de Sécurité des Nations Unies ne doit en aucun cas adopter les conditions que l’Etat d’Israël ne cesse d’imposer par son agression sur le Liban.
Nous, Comité des Organisations de la société civile libanaise « Pour la liberté et la vie », nous considérons comme faisant partie intégrante de la résistance libanaise contre la guerre israélo-américaine sur le Liban ; et vous demandons d’adopter sans délai les décisions suivantes :

1- Mettre fin à la guerre israélienne sur le Liban et voter un cessez le feu immédiat et inconditionnel.
2- Condamner les agressions israéliennes soutenues par les Etats-Unis sur le Liban.
3- Faire pression afin de mener des enquêtes et obliger l’Etat d’Israël à verser des compensations pour les dommages causés au Liban depuis le 12 juillet 2006
4- Développer un fond global à la reconstruction de ce qui a été détruit par la machine de guerre israélienne.

Nous espérons que le Conseil entendra l’appel de la société civile libanaise et que cette déclaration sera une partie essentielle de vos négociations.


Respectueusement,



Le Comité des Organisations de la société civile libanaise « Pour la liberté et la vie »

Bastille : Nous Exigeons, Nous Dénonçons, Nous appelons

Nous Exigeons, Nous Dénonçons, Nous appelons


Jeudi 13 Juillet 2006
deuxième jour de l’offensive Israélienne sur le Liban.
L’aéroport international de Beyrouth ferme ses portes suite à son bombardement par l’aviation Israélienne.
Nous condamnons Israël pour le blocus aérien imposé au Liban
Nous exigeons une résolution des NU pour sa levée immédiate.

Samedi 15 Juillet 2006
bombardement par l’aviation israélienne de la centrale électrique de Jiyeh.
15,000 tonnes de fuel se déversent tout au long des côtes Libanaises.
Il s’agit bel et bien de la pire catastrophe écologique qu’ait connue la méditerranée à ce jour. Actuellement, aucun traitement n’est possible.
Les navires de guerre Israéliens stationnent au large des cotes libanaises et bombardent systématiquement tous les ports libanais.
Nous condamnons le blocus maritime imposé par Israël.
Nous exigeons une résolution des NU pour sa levée immédiate
Nous exigeons le respect de la souveraineté maritime de la république Libanaise.

Depuis le début de l’attaque Israélienne, les infrastructures civiles du pays sont systématiquement détruites.
Le Haut comité de secours libanais établit le bilan provisoire suivant :
145 ponts et 72 bretelles routières détruites
6.800 habitations
plusieurs dizaines d’usines vitales à l’économie du pays
des usines de laits
des usines de verre
des usines agricoles
Dans la nuit du 4 Aout, Israël bombarde quatre ponts le long du dernier axe routier encore praticable entre la Syrie et le Liban.
L’aviation Israélienne a ainsi coupé le dernier « cordon ombilical » de l’aide humanitaire
Il s’agit d’une situation dramatique
Elle affecte la continuité territoriale du pays
la capacité des civils à fuir
et la possibilité d’acheminer vivres, médicaments et essence
Nous constatons un blocus terrestre ferme imposé au Liban, nous condamnons Israël et nous exigeons une résolution des NU pour l’arrêt immédiat de ce blocus et le respect de la souveraineté terrestre de la république libanaise.

Dans la nuit du samedi 29 Juillet l’armée Israélienne bombarde sans relâche le village de Cana au Sud Liban.
Le bilan est un massacre : la mort de plus d’une soixantaines de civils
la moitié sont des enfants
et 13 personnes sont à ce jour encore portées disparues.
Cana n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
Une vingtaine de village du Liban Sud ont été rasés
Srifa , Bint Jbeil, Maroun el Raas, Aïta el Chaab, Marwahin…
Des voitures civiles, des ambulances, des convois humanitaires sont visés.
Selon Human Rights Watch, des armes à fragmentations sont utilisées contre des populations civiles.
Non seulement ces bombes sont dévastatrices mais toutes celles qui n’ont pas explosé
constituent un champ de mines rendant ainsi non viable tout le sud du pays.
Un constat factuel s’impose, Israël ne veut faire aucune distinction entre les civils et les objectifs militaires et commet ainsi des crimes de guerre.
Nous condamnons Israël pour son incapacité à respecter les conventions et droits internationaux
Nous exigeons une résolution des NU pour l’arrêt immédiat des bombardements aériens du Liban
Nous exigeons le respect de la souveraineté aérienne de la république libanaise.

Tous ces constats dévoilent une entreprise de destruction systématique et volontaire du Liban,
tant aux niveaux économique et social qu’au niveau politique
Israël veut plier tout un peuple à ses diktats
Nous exigeons une résolution des NU appelant une commission indépendante à évaluer les dégâts infligés au Liban
Nous exigeons des compensations financières immédiates versées par l’Etat d’Israël.
Et ce sans aucun chantage politique.

Nous dénonçons la position de l’administration américaine dans son appui aveugle à Israël. Nous refusons toute approche qui n’exige pas un Cessez Le Feu immédiat.

Nous soutenons le gouvernement Libanais dans sa demande de Cessez Le Feu immédiat
pour le retrait de l’armée Israélienne jusqu’à la frontière
et pour le retour des réfugiés.
Nous appuyons les efforts du gouvernement libanais à étendre sa souveraineté sur tout le territoire libanais.

Nous saluons tous ceux qui œuvrent par tous les moyens pour soutenir les populations civiles réfugiées sur place et dont le nombre ne cesse de croître : 1 000000 soit le quart de la population libanaise.

Il est du devoir de tout Libanais,
quelles que soient ses origines politiques et communautaires,
de se concentrer sur les valeurs humaines et démocratiques qui nous unissent,
pour renforcer notre message de diversité
C’est ce message même qui est aujourd’hui visé dans le cadre du projet du « Nouveau Moyen Orient »

Il est du devoir de tout Israélien d’ouvrir les yeux sur les atrocités commises en son nom
et qui servent des intérêts qui le transcendent .
Il est du devoir de tout Israélien de se mobiliser contre la logique aveugle de violence et de haine que sème son armée dans son voisinage.
Il est du devoir de tout Israélien de réussir son pari de vivre en paix en se référant à la légitimité internationale des résolutions des NU.

Il est du devoir de tout citoyen du monde de se mobiliser afin de mettre fin à la logique de force qui règne au Proche Orient, vraie menace pour toute stabilité dans le monde.

Nous soutenons l’unité dont fait preuve le peuple Libanais dans ses composantes politiques et communautaires au nom de la souveraineté et de l’intégrité du pays.
Nous lui promettons que nous userons de tous les moyens légaux et juridiques afin de poursuivre l’Etat d’Israël et mettre fin à l’impunité.
Pour que cette agression soit la dernière.

Bastille: Resolutions

262 condamne Israël pour son attaque sur l’aéroport de Beyrouth
270 condamne Israël pour ses attaques aériennes sur Le Sud Liban
279 Demande le retrait des forces israéliennes du Liban
280 condamne Israël pour ses attaques contre le Liban
285 demande le retrait immédiat d’Israël du Liban
313 demande qu’Israël stoppe ses attaques contre le Liban
316 condamne Israël pour ses attaques répétées sur le Liban
337 condamne Israël pour violation de la souveraineté du Liban
347 condamne Israël pour ses attaques contre le Liban
425 appelle aux retraits de forces d’Israël du Liban
427 appelle Israël à compléter son retrait du Liban
450 demande à Israël d’arrêter d’attaquer le Liban
465 déplore fermement l’intervention militaire israélienne sur le Liban
498 appelle au retrait d’Israël du Liban
501 appelle Israël à arrêter ses attaques contre le Liban et à retirer ses troupes
509 demande qu’Israël se retire immédiatement et sans condition du Liban
515 demande qu’Israël arrête son siège de Beyrouth et autorise l’acheminement de nourriture
517 Censure Israël pour ne pas avoir obéi aux résolutions des NU et demande qu’Israël retire ses troupes du Liban


Ceci est une liste.
Un bref aperçu de plus de 200 Résolutions de l’ONU votées depuis 1955 jusqu’à ce jour.
Et qui retracent la relation agressive qu’Israël impose au Liban depuis des décennies.

Nul doute qu’à chaque fois ,
Israël trouve le bon argument pour justifier son entreprise de tuerie et de destruction.
Nul doute qu’à chaque fois,
Israël reçoit la bénédiction américaine
et la couverture internationale politique, diplomatique et médiatique nécessaire
pour finir « son travail » :
Enfanter un nouveau « Moyen Orient ».

Au bout du 27iem jours de l’offensive Israélienne,
toute condamnation peine à se faire entendre.
La communauté internationale semble impassible et muette.
Toutefois nous tenons à saluer le Venezuela. Mr Chavez a rappelé son ambassadeur d’Israël.
et demandons à tous les gouvernements du monde dit , « libre »
de prendre note.

dimanche, août 06, 2006

Rassemblement 8 Aout - Bastille




Cessez Le Feu
Nouveau Rassemblement Pacifique
8 Aout, 19h, Place de la Bastille


En trois semaines, le bilan de la guerre infligée par Israël au Liban est bien trop lourd : près de 900 morts, parmi eux 1/3 d’enfants, plus de 3 000 blessés, 1 million de personnes déplacées, soit ¼ de la population libanaise…


Le 25 juillet dernier, vous étiez nombreux à répondre à notre appel sur le Champs de Mars à Paris autour d'un seul et même slogan : CESSEZ LE FEU !!

Nous nous associons avec plusieurs ONG libanaises et tous les partis politiques libanais pour lancer un grand rassemblement pacifique pour un Cessez Le Feu Immédiat et inconditionnel, place de la bastille, Mardi 8 Août à 19h.
Nous appelons...
tous les libanais de Paris, de la Région Parisienne et de France
tous les Parisiens, Franciliens et Français,
tout citoyen du monde
à se joindre à nous pour faire cesser ce carnage, cette absurdité.


Plus que jamais, nous devons rester unis et continuer tous notre mobilisation, joindre nos refus, nos révoltes face à l'horreur. Les bombardements continuent, la destruction de notre pays se poursuit et rien ne semble pouvoir ou plutôt vouloir arrêter la machine de guerre israélienne.

Plus que jamais, nous tenons à réaffirmer notre désir d'oeuvrer pour le Liban par delà les bannières politiques et partisanes.

  • Communiqué de presse
  • mercredi, août 02, 2006

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    jeudi, juillet 27, 2006

    Champs de Mars:Communiqué de Presse

    Communiqué

    Paris le 26 juillet 2006

    3 000 personnes réunies au
    « Rassemblement pacifique pour un cessez-le-feu immédiat au Liban »


    Organisé hier soir au Champ de Mars à Paris, le rassemblement pacifique appelant à un « cessez le feu immédiat au Liban» a mobilisé plus de 3 000 Libanais, Français et amis du Liban.

    Initiée par un « Collectif de citoyens libanais et amis du Liban », réunis autour du slogan « Pour que le Liban vive », cette rencontre avait pour but de rassembler, pour la 1ère fois depuis le début de la crise, toute la communauté libanaise au delà des partis et des débats politiques. Les intervenants ont surtout insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu et l’arrêt de la destruction du Liban par le Gouvernement israélien. Les revendications ont notamment porté sur :

    · « l'arrêt immédiat de l'anéantissement du Liban avant toute négociation,
    · le respect de toutes les conventions et résolutions internationales concernant le Moyen-Orient,
    · 1 minute de silence partout dans le monde en mémoire des victimes de cette guerre qui ne dit pas son nom,
    · Des compensations financières imposées au Gouvernement israélien, pour la reconstruction du Liban. »

    Les Libanais présents au rassemblement étaient issus de la communauté libanaise et franco-libanaise résidant à Paris et en province. Les antennes des partis politiques libanais en France se sont également ralliés à cette rencontre pour parler d’une seule voix au nom de la société civile libanaise.

    L’événement a été marqué par la présence de Mme Dominique Voynet, Sénateur de la Seine-Saint-Denis (Ile de France) et candidate du parti des Verts à la présidentielle, et Mme Péri Cochin, animatrice et productrice pour la télévision, d’origine libanaise.

    De nombreux médias et journalistes ont couvert le rassemblement, parmi eux France 2, Arte, France 5, RMC Info.

    Champs de Mars:Les textes du rassemblement

    Introduction
    Statistiques
    Discours
    Lettre des ONG
    Mot de Madame Peri Cochin
    Appel aux dons
    Mot de la fin

    Champs de Mars:Mot de Madame Peri Cochin

    Le Liban ne peut pas être une fois de plus un champ de bataille.

    Ce pays a trop connu la guerre.

    Les libanais de toutes les confessions ont reconstruit le Liban durant les 15 dernières années.

    15 ans de reconstructions anéantis par 15 jours de bombardements !

    Nous tous ici demandons un cessez le feu pour que le nombre de morts n’augmente pas !

    L’addition est déjà trop lourde.

    Alors les hommes de notre monde…. Les puissants, les décisionnaires doivent prendre les mesures immédiates pour arrêter les combats.

    Au-delà de toutes les confessions et les croyances religieuses, au-delà de toutes les appartenances politiques, la vie d’hommes, de femmes et d’enfants est en jeu.

    Les infrastructures du pays sont brisées,
    le Patrimoine menacé,
    le cœur des libanais est en sang !

    Je suis française, je suis libanaise, j’aime ce pays qui est une partie de moi-même.

    Nos voix doivent être entendues !

    ARRETEZ !!!


    Péri COCHIN

    mercredi, juillet 26, 2006

    Champs de Mars: Pour que le Liban vive

    Pour que le Liban vive.

    Un slogan que quelqu’un a sorti dans la pile d’idées qui nous passaient par la tête pour agir face à l’urgence de la situation.

    Nous sommes un groupe de 5 personnes, soutenu par un réseau d’amis libanais et français.
    Nous avons voulu nous rassembler, au-delà des partis et des débats politiques, pour dire 3 mots :

    Cessez le feu

    Nous avons voulu agir, et essayer de faire passer le message le plus crucial devant l’ampleur de la tragédie:

    Cessez le feu immédiatement !


    Voici quelques éléments, bruts, qui représentent des existences détruites.

    Champs de Mars:Discours

    Le Liban subit aujourd’hui une agression d’une violence sans précédent,
    dont la conséquence est une catastrophe humanitaire et,
    demain,
    la certitude d’une grave crise économique et sociale.

    A l’heure où certains clament que toute nation a le droit de se défendre,
    le Liban,
    même à genoux,
    refuse cet engrenage irresponsable.
    L’armée libanaise, continuellement visée par les bombardiers Israéliens, a reçu comme consigne de ne pas répliquer.

    Que personne ne s’y trompe.
    Il ne s’agit pas d’une action d’autodéfense de la part d’Israël.
    Il s’agit d’une intervention planifiée qui déstabilise le déroulement de la vie démocratique d’un pays,
    mon Liban.

    Il est du devoir de tout Libanais,
    quelles que soient ses origines politiques et communautaires,
    de se concentrer sur les valeurs humaines et démocratiques qui nous unissent, pour renforcer notre message et notre action.

    Il est du devoir de tout citoyen du monde,
    dans le respect de l’histoire et du progrès,
    de rejeter la logique de force
    consistant à ignorer le droit des peuples de décider de leurs sorts.

    Les peuples du monde libre,
    doivent user de toutes les pressions possibles et mener tous les combats nécessaires
    pour défendre les acquis démocratiques des générations précédentes,
    seules garanties de paix et de stabilité.

    Le Liban se meurt. Sous le feu d’une des armées les plus puissantes du monde.
    Le Liban se meurt. Sous les discours des diplomates internationaux.
    Le Liban se meurt. Sous la chape de plomb du mutisme général.

    Les composantes de la société civile libanaise,
    réunies sous l’égide d’une quarantaine d’ONG, se rassemblent régulièrement sous les bombes à Beyrouth, pour dénoncer l’agression du Liban et le silence qui l’entoure.

    Nous espérons en être l’écho, ici, à Paris, pour faire parvenir ce cri du cœur !

    Nous, Libanais du monde et amis du Liban,
    lançons un appel à tous les citoyens du monde,
    et particulièrement au peuple français, pour aboutir à:
    · l'arrêt immédiat de l'anéantissement du Liban, avant toute négociation :
    nous nous révoltons contre la destruction systématique du pays et le malheur de ses habitants, en particulier dans le Sud.
    · Le respect de toutes les conventions et résolutions internationales concernant le Moyen-Orient. Sans exceptions. Car c’est ici que réside la clé de toute possibilité de paix juste et durable.
    · 2 minutes de silence partout dans le monde en mémoire des victimes de cette agression.
    · Des compensations financières imposées au gouvernement Israélien, pour la reconstruction du Liban.

    Soutenez nous.
    Il ne s’agit ni de politique, ni d’intérêt.
    Nous voulons seulement,
    simplement,
    justement,
    que le Liban vive.

    Champs de Mars: Les statistiques

    2 semaines de guerre

    - 400 morts, parmi eux, 46% d’enfants
    - 1600 blessés
    - 750 000 réfugiés, dont plus de 100 000 dans les écoles et les jardins publics
    - Layal Nagib, 23 ans, tuée en exerçant son métier de journaliste
    - Utilisation de bombes à fragmentation, selon l’ONG Human Rights Watch, sur la population civile de Blida dans le sud du Liban.

    Un blocus aérien, maritime et terrestre

    - 4500 sorties aériennes
    - bombardements de l’aéroport international de Beyrouth,
    - bombardement de l’aéroport de Riyak
    - bombardement de l’aéroport de Kley3at
    - bombardements des ports de Beyrouth, Jounieh, Tripoli …
    - bombardement de la route Beyrouth-Damas
    - destruction de tous les ponts
    - destruction des routes
    - bombardement des réservoirs de fuel.
    - destruction de l’usine « Liban LAIT »
    - bombardement de la centrale électrique de Jiyyé et des antennes de télécommunications : réseau de téléphonie mobile, des chaines de télé : LBC, Manar, …

    En deux semaines, 15 années d’efforts de reconstruction anéantis.

    Champs de Mars: Lettre des ONG

    Lettre de 40 ONG humanitaires libanaises à Monsieur Kofi Annan, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

    Beyrouth – le 20 Juillet 2006

    Votre Excellence le Secrétaire général,
    Monsieur Kofi Annan

    Pour le neuvième jour, Israël, membre des nations unies, poursuit ses attaques sur le Liban.

    Il utilise une politique de punition collective en bombardant les civils, détruisant l’infrastructure du Liban ainsi que les propriétés publiques et privées,
    en installant un siège terrestre, aérien et maritime sur le Liban.

    Israël commet également des massacres collectifs comme celui de Marwaheen qui s’est déroulé après le refus de la FINUL d’abriter les réfugiés.

    Ponts et jonctions à travers le territoire libanais ont été détruits, créant ainsi une congestion à cause de l’incessante migration des familles déplacées.

    Cette situation a abouti à une crise humanitaire complexe et à des graves problèmes de santé.

    A ce jour, le 20 juillet, les victimes de ces attaques sont civiles : 300 morts et un millier de blessés.
    Plus de 500.000 personnes ont été forcées de quitter leur maison dans des conditions tragiques.
    Israël viole les conventions internationales et la Déclaration Universelle des droits de l’homme avec ces attaques.

    Votre Excellence le Secrétaire Général,
    votre position aux Nations Unies vous fait, durant votre mandat, garant des règles du droit international.

    A la lumière de la déclaration des Nations Unies,
    nous vous appelons à répondre à la demande du gouvernement libanais pour un cessez-le-feu immédiat en faveur des civils innocents,
    et de sauver ce qui reste de vie,
    de terre et de pierre,
    dans notre pays,
    le Liban.

    Champs de Mars:Conclusion - Appel aux dons

    Chers amis, libanais, français et amis du Liban

    La semaine dernière Mr. Bolton (l’ambassadeur des Etats-Unis aux Nations Unies) déclarait que ce « serait une erreur d’établir une équivalence morale » entre les victimes civiles israéliennes et libanaises.
    Vous répondre M. Bolton ne serait que vous donner un semblant de crédibilité.

    Aux dires de votre président,« toute nation a le droit de se défendre »……
    Alors, oui, le Liban se défendra
    Il résistera
    face à cette agression sauvage, à ce massacre
    afin de préserver notre droit de vivre,
    le droit du Liban à vivre,
    le droit de toute nation de vivre.

    Nous sommes venus ici pour placer le monde entier face à ses responsabilités et pour braquer les feux sur les souffrances et les humiliations que subissent de la part d’israël des centaines de milliers de libanais…

    Aujourd’hui, la majorité silencieuse a décidé ne plus se taire face au silence honteux de la communauté internationale.
    Tout libanais, ami du Liban, ou ami des droits de l’homme doit se mobiliser pour cesser ce massacre.

    Nous vous invitons à continuer une mobilisation permanente et à vous exprimer par tous les moyens : rassemblement, manifestations, sit-in, médias pour faire pression afin d’obtenir à un
    CESSEZ-LE-FEU immédiat
    car aucune négociation n’est possible sous les bombes .

    Le Liban est désormais déclaré zone sinistrée, les dégâts sont de l’ordre de plusieurs milliards de dollars.
    L’UNICEF lance un appel pour une aide urgente de 23 millions de dollars.
    La croix rouge lance un appel urgent d’aide à destination de villages entiers au Sud Liban, non accessibles, où l’odeur de la mort rode et les blessés s’entassent.
    Le monde est coupable de non assistance à personnes en danger.

    N’hésitez pas à faire des dons aux différentes ONG (Croix rouge, higher relief council du gouvernement libanais, ou autres ) qui sont actives sur place, vous pouvez consulter notre site pour plus de détails : http://pourquelelibanvive.blogspot.com

    Merci

    Champs de Mars: Mot de la fin

    Merci d’avoir répondu présent, encore une fois, pour dénoncer la violence et l’absurdité de la guerre infligée à notre pays.

    Jour après jour nous avons voulu que ce rassemblement tombe à l’eau, qu’il soit annulé, parce que le cessez-le-feu l’aurait devancé.
    Malheureusement, nous sommes ici. Devant l’indifférence des puissances mondiales, qui, au mieux, condamnent les agressions dont notre pays est victime, et, au pire, trouve des moyens pour les justifier.

    Comment justifie-t-on le massacre d’enfants qui ne sont même pas en âge de marcher ?
    Comment justifie-t-on le bombardement d’ambulances, de casernes de pompiers, d’usines de produits laitiers ?
    Comment justifie-t-on la destruction de toute une infrastructure, la destruction d’un pays qui se bat tous les jours pour se relever de ses décombres et redevenir un modèle de démocratie, de liberté, de tolérance … de vie, tout simplement ?

    Nous l’avons déjà dit, mais nous ne le disons pas assez.
    Notre peuple se meurt.
    Il n’a plus les moyens d’attendre les négociations.

    L’heure n’est pas aux lamentations.
    Nous ne pouvons pas laisser faire et devenir orphelins du Liban.
    Nous ne pouvons qu’agir, nous révolter, frapper à toutes les portes pour que les gens se réveillent et réagissent.
    Pour qu’ils nous aident à faire cesser cette folie meurtrière.

    Nous ne nous tairons pas. Nous le devons au Liban, à nos familles, à nos amis.
    Tant qu’il nous reste un souffle, nous continuerons de nous retrouver pour le dire :
    Cessez le feu,
    le Liban veut vivre
    le Liban doit vivre